« Notre mission est avant tout de nous assurer que la prévention, le traitement, les soins et l’appui sont à la portée de tous – migrants, travailleurs du sexe, toxicomanes par voie intraveineuse et hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, mais également ceux qui travaillent pour le gouvernement, dans des banques, des bureaux d’affaires juridiques, des établissements scolaires et des organisations internationales. »Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon
Cette année le thème global de la Journée mondiale de lutte contre le sida est le leadership et son slogan est : « STOP sida. Tenir la promesse. »
Mais la journée mondiale de lutte contre le sida n’est pas seulement une campagne de sensibilisation. C’est également l’occasion d’exhorter les gouvernements et les dirigeants à tenir les promesses qui ont été faites et une opportunité de démontrer un engagement dans la lutte contre le sida.
En désignant le leadership comme thème de la journée internationale de lutte contre le sida durant les deux prochaines années, la campagne mondiale souligne le leadership nécessaire pour réaliser les engagements pris pour lutter contre le sida, particulièrement la promesse d’un accès universel aux traitements, à la prévention, aux soins et au soutien. Par ailleurs, elle célèbre le leadership qui a pu être observé à tous les niveaux de la société.
MESSAGES :
- Message de M. Ban Ki-moon, Secrétaire général de l’ONU
Le thème de cette Journée mondiale de la lutte contre le sida est l’esprit d’initiative. Sans lui, nous ne prendrons jamais d’avance sur l’épidémie.
Le sida est une maladie qui ne ressemble à aucune autre. C’est un problème social, un problème de droits de l’homme, un problème économique. Il touche les jeunes adultes au moment où ils devraient contribuer au développement économique et au progrès intellectuel et élever des enfants. Il frappe de façon anormalement élevée les femmes. Il a fait des millions d’orphelins. Il fait à la société ce que le VIH fait au corps humain, il affaiblit sa résistance, diminue ses capacités, entrave son développement et menace sa stabilité.
Il ne s’agit pas d’une fatalité. Nous disposons des moyens nécessaires pour empêcher les jeunes adultes d’être infectés. Nous avons les moyens de traiter ceux qui sont contaminés. Nous avons les moyens de fournir soins et appui.
Nous avons réalisé des progrès tangibles et remarquables sur tous ces fronts mais il nous faut faire davantage. Même s’il ressort des nouvelles données que la prévalence mondiale du VIH s’est stabilisée, les chiffres sont encore effarants. Notre mission est avant tout de nous assurer que la prévention, le traitement, les soins et l’appui sont à la portée de tous – migrants, travailleurs du sexe, toxicomanes par voie intraveineuse et hommes ayant des relations sexuelles avec d’autres hommes, mais également ceux qui travaillent pour le gouvernement, dans des banques, des bureaux d’affaires juridiques, des établissements scolaires et des organisations internationales. Tout le monde est concerné, où que les gens vivent et quoi qu’ils fassent.
Mettre un terme à la stigmatisation demeure l’un des défis les plus importants à relever. Il s’agit encore là de l’obstacle le plus formidable à l’action publique contre le sida. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’épidémie continue à semer la dévastation partout dans le monde.
J’appelle aujourd’hui à ce que de nouvelles initiatives soient prises pour en finir avec la stigmatisation associée au VIH. J’applaudis les individus courageux qui vivent ouvertement avec le VIH et qui, sans relâche, défendent les droits des personnes séropositives et sensibilisent les autres au sida. J’appelle les gouvernements à faire preuve d’initiative et à montrer qu’ils peuvent pleinement comprendre l’épidémie afin que les ressources aillent là où elles sont les plus nécessaires. J’appelle chacun à prendre les choses en main, à tous les niveaux, pour que la prévention, le traitement, les soins et l’appui soient à la portée de tous d’ici à 2010, comme s’y sont engagés tous les gouvernements l’an passé. Il ne nous reste que deux ans si nous voulons respecter les délais fixés. Il nous faut faire preuve d’esprit d’initiative maintenant.
En ma qualité de Secrétaire général, je suis résolu à donner un rôle de premier plan aux organismes des Nations Unies dans ces efforts – à veiller à ce que les mesures de lutte contre le sida soient prioritaires, à encourager les États Membres à faire en sorte que la question occupe une place de choix dans les programmes nationaux et internationaux et à m’employer à ce que l’ONU constitue un modèle de la façon dont le sida doit être traité sur le lieu de travail.
Quel que soit notre rôle dans la vie, quel que soit le lieu où nous vivons, d’une façon ou d’une autre, nous vivons tous avec le VIH et sommes tous touchés par le VIH. Nous devons tous accepter la responsabilité d’y trouver une solution. En cette Journée mondiale de la lutte contre le sida, faisons preuve de l’esprit d’initiative nécessaire pour nous acquitter de cette responsabilité.
- Message de M. Peter Piot, Directeur exécutif de l’ONUSIDA
Aujourd’hui, des millions de personnes à travers le monde commémorent la 20e Journée mondiale sida. Pour certaines, c’est peut-être le seul jour de l’année où ils pensent au sida. Pour beaucoup, toutefois, le sida fait partie de la vie quotidienne.
Depuis la première Journée mondiale sida en 1988, lorsque l’Organisation mondiale de la Santé a appelé chacun à « Se joindre à l’effort mondial », le sida est devenu l’un des problèmes déterminants de notre temps.
L’épidémie s’est mondialisée – et féminisée. En 1988, la plupart des cas de VIH enregistrés se trouvaient toujours aux Etats-Unis, et la majorité étaient des hommes. Aujourd’hui, le VIH est présent dans chaque pays du monde, et la moitié des personnes qui vivent avec le VIH sont des femmes.
La riposte s’est également mondialisée. L’an passé, les Etats Membres des Nations Unies se sont engagés à accélérer sur la voie de l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l’appui dans le domaine du VIH. Dans les pays en développement, plus de 2,5 millions de personnes reçoivent aujourd’hui les médicaments antirétroviraux qui prolongent la vie. Les infections à VIH, dans de nombreux pays, sont sur le déclin.
Le défi consiste désormais à maintenir ce leadership, à conserver le sida en tête des priorités mondiales, et à accélérer l’action aux niveaux national et local. Tout relâchement du leadership serait fatal. L’épidémie a atteint des proportions mondiales précisément parce qu’il a fallu attendre aussi longtemps avant que le monde n’agisse. Et bien que nous commencions à faire des progrès, il reste un long chemin à parcourir.
Il y a toujours un grave déficit de ressources pour le sida, et la stigmatisation et la discrimination qui entourent le sida sont encore monnaie courante. De ce fait, les deux tiers des personnes qui ont besoin d’un traitement antirétroviral ne peuvent y avoir accès. Moins d’une personne sur dix qui est exposée au risque d’infection à VIH a les moyens de se protéger.
Maintenir le leadership et accélérer l’action sur le sida ne sont pas uniquement l’affaire des politiciens. Cela concerne les chefs religieux, la communauté, les leaders de la jeunesse et des conseils, les cadres supérieurs et les dirigeants des syndicats. Cela concerne les personnes vivant avec le VIH, leur famille et leurs amis. Cela vous concerne, me concerne – chacun et chacune d’entre nous – en tant que chefs de file pour éliminer la stigmatisation et la discrimination, et préconiser davantage de ressources pour s’attaquer au sida.
Et cela demande que tous nous nous focalisions sur le sida chaque jour de l’année. Ce n’est qu’alors que nous pourrons espérer réaliser l’objectif mondial de l’accès universel à la prévention, au traitement, à la prise en charge et à l’appui en matière de VIH.
- Message de M. Koïchiro Matsuura, Directeur général de l’UNESCO
Le sida, maladie encore inconnue il y a un quart de siècle, est désormais la quatrième cause de décès dans le monde. Aujourd’hui, environ 40 millions de personnes vivent avec le VIH et, dans toutes les régions du monde, les femmes sont de plus en plus nombreuses parmi les personnes qui viennent d’être infectées. L’Afrique subsaharienne reste la région la plus touchée par cette épidémie mondiale, avec une espérance de vie réduite de plus de 20 ans dans les pays les plus durement frappés. Et en dépit des efforts notables des gouvernements, de la société civile et des partenaires de développement internationaux, les jeunes de 15 à 25 ans représentent près de la moitié des nouveaux cas d’infection.
Le sida reste une maladie inégalitaire. L’inégalité entre les sexes, due en grande partie au fait que sur les plans économique et social, les femmes sont très défavorisées par rapport aux hommes, aggrave leur vulnérabilité biologique au VIH. L’inégalité sociale, accentuée par la stigmatisation et la discrimination, les préjugés et les violations des droits de l’homme, empêchent les groupes clés notamment les consommateurs de drogues injectables, les hommes qui ont des relations sexuelles avec d’autres hommes et les professionnels du sexe, d’accéder aux services de prévention, de traitement et de soin mis en place pour lutter contre cette infection. Les jeunes, en raison de leur âge et d’autres obstacles socioculturels, se voient souvent refuser l’accès à l’intégralité des informations et services nécessaires pour prévenir l’infection par le VIH et pour répondre à leurs besoins en matière de traitement, soins et autres formes de soutien. Enfin, les inégalités économiques peuvent entraîner des abus de pouvoir et une augmentation des comportements sexuels à risques, comme c’est le cas pour les personnes qui se prostituent pour obtenir de la nourriture et d’autres biens nécessaires pour elles-mêmes et leurs enfants.
Cette année, la Journée mondiale du sida est consacrée au thème du « leadership ». C’est un thème qui prend en compte la nécessité d’une vision stratégique, d’une action ciblée et durable, de l’autonomisation, de la motivation et de la responsabilisation. Ce thème devrait avoir un sens pour chacun d’entre nous - le leadership étant nécessaire à tous - gouvernements, partenaires de développement, secteur privé, société civile et individus - pour empêcher la propagation du VIH, renforcer la capacité de faire face à l’impact du sida, et surmonter ces inégalités qui ont jusqu’à présent beaucoup freiné notre action.
Alors que nous entamons le deuxième quart de siècle de lutte contre le sida, le leadership va nécessiter une réflexion et des mesures inspirées des principaux enseignements que nous avons tirés de notre expérience au sujet de ce qu’il faut faire. Nous comprenons maintenant qu’il est important de « connaître son épidémie », notamment sa nature, sa dynamique et ses caractéristiques au niveau des pays, pour faire en sorte que les stratégies soient en phase et en adéquation avec les conditions locales. Nous savons que la prévention du VIH est plus efficace lorsqu’elle est mise en oeuvre dans le cadre d’un programme complet qui agit non seulement sur les risques, mais aussi sur les vulnérabilités et qui s’appuie sur les synergies entre prévention, traitement, soin et soutien. Nous savons que nos actions doivent être fondées sur les faits et sur l’efficacité constatée et attestée. Enfin, plus que jamais, nous sommes conscients qu’il ne faut pas relâcher nos efforts, mais au contraire faire preuve sur le long terme d’une détermination sans faille et d’une volonté de fer, en tirant parti des atouts et des contributions de tous nos partenaires.
Ces leçons se reflètent dans l’action de l’UNESCO et dans la version révisée de sa stratégie pour lutter contre le VIH et le sida. La stratégie révisée accorde la priorité aux responsabilités de l’Organisation dans le cadre de la répartition des tâches établies par l’ONUSIDA, y compris en sa qualité d’institution chef de file pour la prévention du VIH chez les jeunes dans les établissements d’enseignement. L’UNESCO est également le chef de file d’EDUSIDA, l’Initiative mondiale sur le VIH/sida et l’éducation de l’ONUSIDA, qui fournit aux États membres un important cadre de partenariat dans lequel ils peuvent avancer en mettant en place des réponses globales du secteur éducatif au VIH et au sida. Par ailleurs, faisant appel à son expertise plurisectorielle, l’UNESCO soutient d’autres organisations coparrainant l’ONUSIDA et s’associe à elles dans les domaines d’intervention où elles sont chefs de file.
Au niveau mondial, une plus grande volonté politique et un leadership renforcé en matière de sida accroissent considérablement la capacité d’action. En juin 2006, l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une nouvelle Déclaration politique sur le VIH/sida dans laquelle les dirigeants des pays membres se sont engagés à travailler ensemble à la généralisation de l’accès à des programmes de prévention, de traitement, de soins et de soutien en matière de VIH d’ici à 2010, initiative vigoureusement renforcée par les récentes annonces du G-8.
Le leadership se manifeste également dans le financement accru de la lutte contre le sida, non seulement par les gouvernements et les organisations internationales, mais aussi par de grandes fondations et des institutions philanthropiques. Pourtant, il devient urgent de multiplier considérablement ces ressources si l’on veut atteindre l’objectif de 2010.
Les progrès réalisés jusqu’à aujourd’hui témoignent du leadership à tous les niveaux mais, comme l’a montré l’histoire récente, nous devons continuer à intensifier nos efforts, adapter nos actions aux situations épidémiologiques et sociales concrètes, et mobiliser suffisamment de fonds pour faire face au sida à l’avenir. Je vous exhorte tous à profiter de cette Journée mondiale du sida pour développer votre leadership personnel et professionnel. Je vous promets que l’UNESCO est fermement résolue à tenir son rôle dans la lutte contre le VIH et le sida au niveau mondial.
- Message de Thoraya Ahmed Obaid, Directrice exécutive de l’UNFPA
Aujourd’hui, Journée mondiale du sida, nous sommes invités à diriger la lutte contre le sida. Partout où existe une équipe dirigeante forte et résolue, la réaction est plus efficace.
Les nouvelles évaluations de l’ONUSIDA et de l’OMS sur la prévalence du VIH sont encourageantes. Le pourcentage des personnes atteintes du VIH s’est stabilisé et le nombre des nouveaux cas d’infection a diminué. Cela est dû en partie aux programmes de prévention et de traitement du VIH. Cependant, le sida demeure une cause majeure de mortalité à l’échelle mondiale, avec plus de 5 700 décès par jour. Durant les prochaines 24 heures, plus de 6 800 personnes seront infectées.
Le moment est venu de renforcer les activités de prévention et de réduire l’impact du sida. La prévention du VIH reste la première ligne de défense et il faut l’assurer plus rapidement, de même que le traitement. Nous devons agir ensemble dans le sens de l’accès universel à la prévention, au traitement et aux soins.
Les donateurs peuvent montrer la voie en portant les ressources au montant nécessaire et en aidant la communauté internationale à doubler les moyens de financement pour le sida d’ici 2010, de manière à répondre à la promesse faite par les États devant l’Assemblée générale des Nations Unies.
Les prestataires de soins de santé peuvent montrer la voie en intégrant les programmes de prévention du VIH et ceux de santé sexuelle et reproductive, ainsi qu’en délivrant à tous des messages de prévention. C’est particulièrement important pour les jeunes, qui représentent la moitié de tous les nouveaux cas d’infection par le VIH.
Les jeunes peuvent montrer la voie en plaidant pour leurs droits et besoins spécifiques. Les jeunes et les femmes peuvent introduire de nouvelles approches en matière de prévention du VIH et sont des partenaires naturels dans la lutte contre le sida.
Le moment est aussi venu de promouvoir le rôle dirigeant des femmes. Pour faire reculer la diffusion du VIH, nous devons nous attaquer aux inégalités entre les sexes, qui alimentent la maladie, et faire en sorte que les femmes prennent la tête d’une réaction efficace. Hommes et garçons peuvent aussi montrer la voie en promouvant l’égalité dans les relations entre les deux sexes et en offrant des rôles modèles positifs au sein des familles, des partenariats et des communautés.
Les gouvernements doivent montrer la voie en investissant dans des programmes nationaux détaillés qui soient centrés sur la prévention du VIH, avec des cibles bien claires au niveau national et un soutien à large assise. Il ne saurait y avoir de réaction efficace au VIH sans une direction engagée au plus haut niveau.
Et la participation active des personnes atteintes du VIH et du sida est essentielle au succès. C’est leur courage, leur honnêteté et leurs qualités d’animateurs qui contribueront à obliger les dirigeants politiques et les élus à rendre compte des promesses faites et des progrès réalisés au fil des années.
Aujourd’hui, Journée mondiale du sida, l’UNFPA renouvelle son engagement d’assumer le rôle de chef de file dans la prévention du VIH. Ensemble, nous devons garder la promesse faite et conduire les efforts pour arrêter le sida.
- Message de Kemal Derviş, Administrateur du PNUD
La Campagne mondiale contre le sida a choisi le « leadership » comme thème de la Journée mondiale de lutte contre le sida de 2007 afin de souligner la nécessité d’un leadership novateur et visionnaire en réponse à cette épidémie. Elle nous appelle tous à réitérer notre engagement aux niveaux individuel, familial, communautaire, national et international afin de donner les moyens de lutter contre le sida.
Les nouvelles données publiées par ONUSIDA dans « Le point sur l’épidémie de sida » de 2007 indiquent que la prévalence mondiale du VIH a atteint un plateau et que le nombre de nouvelles infections est en baisse, 33.2 millions de personnes environ ayant le VIH en 2007. Pourtant avec 6 800 nouvelles infections et plus de 5 700 décès par jour dus au sida, il nous faut reconnaître que cette épidémie pose une crise à long terme au développement — car elle fait des victimes, augmente et propage la pauvreté et épuise les ressources. Nous devons continuer à intensifier les efforts en faveur d’un accès universel à la prévention, au traitement, aux soins et aux services d’accompagnement d’ici à 2010.
En sa qualité de co-parrain d’ONUSIDA, le PNUD joue un rôle de chef de file dans la lutte mondiale contre le sida et il continuera à intensifier ses efforts face à la pandémie de VIH/sida, car celle-ci affecte le développement, la gouvernance, la protection des droits de l’homme et l’égalité entre les sexes. Ce faisant, nous appuierons la réponse de l’ensemble du système des Nations Unies face à l’’épidémie.
En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, j’ai le plaisir de lancer un appel à des nominations pour le prix biennal Ruban rouge qui honore et célèbre le leadership des organisations communautaires. Depuis plus de 20 ans, les communautés ont été le plus durement touchées par le sida, et pourtant, elles ont fait montre d’un courage et d’une résistance extraordinaires et leur leadership a joué un rôle crucial face aux défis posés par cette épidémie.
Le VIH/sida a été un défi pour le monde en général, mais aussi pour les fonctionnaires du PNUD et leur famille. En tant qu’Administrateur, je suis fier de l’engagement pris par notre organisation pour aider le personnel touché par le VIH. Nous avons été à l’avant-garde de la mise en place du programme interorganisations « UN Cares » qui succèdera à notre propre programme « We Care ». C’est un progrès majeur qui permettra d’assurer que le personnel du PNUD touché par le VIH/sida ait accès à la prévention, au traitement, aux soins et aux services d’accompagnement, et travaille sans crainte de la stigmatisation et de la discrimination.
Des services de dépistage volontaire et d’accompagnement psychologique seront intégrés dans les activités menées lors de la Journée mondiale de lutte contre le sida à New York. Je voudrais encourager tous les fonctionnaires du PNUD ainsi que leurs conjoints ou partenaires et leurs enfants à tirer profit de cette occasion.
En cette Journée mondiale de lutte contre le sida, engageonsnous à maintenir notre leadership dans cette lutte et à réaliser le sixième des objectifs du Millénaire pour le développement, qui consiste à freiner et à commencer à faire reculer la propagation du sida d’ici 2015.
HISTORIQUE :
Introduction
Le thème du « leadership » a été retenu pour la Journée mondiale de lutte contre le sida 2007 et 2008. Ce thème continuera à être promu avec le slogan de campagne : « Stop sida. Tenez la promesse. »
Pourquoi le thème du leadership ?
Depuis le début de l’épidémie, l’expérience démontre clairement que les avances significatives de la réponse au VIH ont été accomplies sous les auspices d’un leadership fort et engagé. Les leaders se distinguent par leur action, leur innovation et leur vision ; leur exemple personnel et l’engagement d’autrui ; et leur persévérance face aux obstacles et aux défis. Cela dit, les leaders ne sont pas souvent les personnalités les plus en vue. Pour l’emporter sur la maladie, il faut que le leadership se manifeste à tous les niveaux : dans les familles, dans les communautés, dans les pays et sur la scène internationale. Dans la lutte contre le sida, le meilleur leadership s’est souvent révélé au sein des organisations de la société civile, dans leur refus du statu quo. Faire du leadership le thème des deux prochaines journées mondiales de lutte contre le sida encouragera l’expression des leaders à tous les niveaux et dans tous les secteurs de la société. Nous espérons, certes, que ce thème inspirera et stimulera les champions de la cause au sein des groupes et réseaux les plus divers, à l’échelle locale comme internationale.
Tout en le renforçant, le thème du leadership s’inscrit dans la continuité de celui, en 2006, de la responsabilité. En 2006, plusieurs jalons ont été atteints, là où l’ancrage de la responsabilité était particulièrement crucial : à la Réunion de haut niveau de l’ONU sur le sida, notamment, bilan de l’importante Déclaration d’engagement sur le VIH/sida adoptée en 2001 pour répondre aux exigences sida des Objectifs du Millénaire pour le développement. L’année aura marqué, aussi, le cinquième anniversaire de la Déclaration africaine d’Abuja. C’était du reste l’année où les gouvernements devaient ou auraient dû fixer leurs cibles nationales en vue de l’accès universel au traitement, à la prévention, aux soins et aux services d’accompagnement d’ici 2010. Tout cela sans compter la Conférence internationale 2006 sur le sida, où l’ordre du jour aura certainement été celui de la « responsabilité », reflet du thème « Passons aux actes » que s’était donné le forum.
Malgré les efforts déployés pour tenir les leaders du monde responsables en 2006, l’endiguement du VIH est loin d’atteindre ses buts. Plus de 25 millions de victimes ont à ce jour succombé au sida, tandis que le VIH en infectait 4,3 millions de plus en 2006. La propagation du virus s’accélère, avec un nombre annuel de nouvelles infections plus élevé en 2006 que jamais encore auparavant. Cela malgré les maintes promesses, faites par les leaders du monde, de prestations aptes à enrayer les taux d’infection et de mortalité. Le G8 a pris des engagements qu’il doit maintenant tenir sur le sida. Lors d’autres rencontres de haut niveau, les gouvernements des pays riches ont promis d’accroître à 0,7 pour cent de leur budget annuel leurs allocations d’aide au développement. Seuls quelques pays ont tenu cette promesse. Dans la Déclaration d’Abuja, les leaders africains se sont engagés à affecter 15 pour cent de leurs budgets au poste de la santé. Seuls un ou deux pays ont tenu parole ; un tiers seulement des pays d’Afrique y consacre plus de 10 pour cent. Toutes ces promesses sont bafouées par manque de leadership à tous les niveaux.
Exploitation du thème
Comme les autres thèmes choisis dans le passé, celui du leadership représente un vaste concept de campagne mondiale. Les thèmes et les messages locaux de la Journée de lutte contre le sida se façonnent le mieux au niveau national ou communautaire, où les campagnes peuvent adapter le concept à leur situation ou à leur groupe particulier. Dans la mesure du possible, nous encourageons les campagnes à lier leurs messages locaux au thème du leadership, surtout dans le contexte de la Journée mondiale de lutte contre le sida, afin d’optimiser la visibilité nationale, régionale et internationale des efforts de campagne mondiaux contre l’épidémie. Si possible, l’emploi du slogan « Stop sida. Tenez la promesse » est aussi recommandé dans les formules retenues pour la Journée mondiale de lutte contre le sida.
Tous les travaux de l’organisme World AIDS Campaign reposent sur le principe que les messages locaux doivent étayer tous les efforts de campagne mondiaux. Les messages de campagne les plus appropriés peuvent être avancés sous l’égide du leadership. Le thème du leadership est proposé tel un véhicule unificateur de toutes les initiatives au sein d’un message mondial commun. Les thèmes de World AIDS Campaign servent à :
- favoriser la couverture médiatique du sida et de la Journée mondiale de lutte contre le sida ;
- donner aux organisations démunies un accès à un matériel de campagne utile ;
- renforcer la solidarité de la réponse mondiale au sida à travers un effort uni ;
- donner à l’action une portée nationale et internationale inaccessible aux efforts de moindre échelle, à travers un message de campagne mondiale contre le sida.
Dans la mesure où il porterait atteinte aux initiatives locales, le thème mondial du leadership ne devra pas être utilisé, pas plus que dans les contextes où il serait considéré comme amoindrissant l’autonomie des voix de campagne locales. Le thème mondial représente simplement un vaste principe organisateur appelé à compléter les efforts de campagne existants ou émergents.
Le thème offre notamment l’avantage, autour de la Journée mondiale de lutte contre le sida surtout, d’un véhicule universellement reconnu pour la promotion de nombreuses questions ayant trait au sida. Les médias, les gouvernements, les entreprises locales et diverses institutions voient dans la Journée mondiale de lutte contre le sida et dans son thème de l’année l’occasion de démontrer, à l’échelle locale ou mondiale, leur engagement et leur action à l’encontre du sida. Le thème se prête par conséquent à la promotion de diverses campagnes et de leurs causes respectives. Une campagne d’orientation politique pourrait, par exemple, se présenter comme suit : « Appel au leadership : faute de traitement, nous mourons toujours ! Stop sida. Tenez la promesse. » Ou, pour mobiliser un certain secteur poursuivant une cause commune : « Travailleurs du textile, menez la lutte contre le sida dans votre industrie ! » Le thème du leadership se veut aussi souple que possible, pour répondre aux besoins de toutes les campagnes.
L’équipe de soutien international de World AIDS Campaign produira, en collaboration avec différents réseaux d’envergure mondiale, un matériel adaptable à de nombreux contextes. D’autres notes d’orientation et de campagne vous seront communiquées tout au long de l’année. Comme en 2006, nous préparerons et distribuerons des affiches, brochures et CD-ROM. Ce matériel vous sera proposé, à partir du mois d’août 2007, en français, espagnol, russe, swahili et anglais. D’autres langues, d’Afrique notamment, seront également disponibles électroniquement.
Thèmes de la Journée mondiale de lutte contre le sida
World AIDS Campaign a pour objectif fondamental, de 2005 à 2010, d’assurer que les leaders et décisionnaires tiennent leurs promesses de lutte contre le sida, y compris en ce qui concerne l’accès universel au traitement, aux soins et aux services d’accompagnement et de prévention d’ici 2010. Dans le cadre de cette mission quinquennale, des thèmes de campagne annuels sont sélectionnés en fonction de leur opportunité, de leur pertinence et de leur adaptabilité à différentes régions et problématiques.
World AIDS Campaign définit le thème de la Journée mondiale de lutte contre le sida depuis 1997. La campagne a depuis lors acquis sa forme actuelle, sous la direction d’un comité représentatif de réseaux mondiaux contre le sida. Le Comité directeur mondial de World AIDS Campaign a sélectionné le thème du leadership à l’occasion de sa cinquième réunion tenue à Genève les 8 et 9 février 2007. Le comité se compose de représentants des organismes suivants : Global Network of People Living with HIV AND AIDS * , the International Community of Women Living with HIV and AIDS * , the Youth Coalition * , the Campagne Syndicale Internationale contre le VIH/sida, the International Council of AIDS Service Organisations * , the Ecumenical Advocacy Alliance * , and the International Women’s AIDS Caucus. L’ ONUsida * et le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme en sont également membres sans droit de vote.
© un.org
Source: http://www.spcm.org/Journal/spip.php?breve4099


